Il y a vingt ans dans le FI

mardi 14 octobre 2008, par Ralf GRUBER

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Nous continuons la rubrique commencée en septembre dernier, avec ce qu’on appelait à l’époque les superordinateurs.
Dans le numéro du FI4/88 paru le 10 mai 1988, Ralf Gruber écrivait dans l’article CRAY X-MP/28 & CRAY 2 : leur complémentarité :


[...]
Les plus grands avantages du CRAY 2 sont son temps de cycle 4.1 nanosecondes et son énorme mémoire de 256 millions de mots de 64 bits. Cette mémoire devant être bien intégrée, ne devant pas dégager trop de chaleur et ne devant surtout pas coûter trop cher est forcément une mémoire lente. Dans le cas de la machine qui sera installée en septembre 1988 à l’EPFL, le temps d’accès sera de 37 temps de cycle. Notre CRAY 2 aura 2 processeurs, chacun ayant un seul canal (lecture ou écriture) à la mémoire globale. Ce petit nombre d’accès lents constitue le plus grand problème du CRAY 2.
[...]
L’utilisation du langage assembleur pour la programmation de certains modules fréquemment appelés peut engendrer un grand gain si l’accès à la mémoire locale est encouragé. Comme exemple on peut mentionner les mesures d’efficacité pour la résolution d’un système linéaire d’une matrice de dimension 100x100. Avec LINPACK (voir J. Dongarra) écrit en FORTRAN, 15 Mflop/s ont été mesurés tandis que A.K. Dave et i.S. Duff mentionnent 167 Mflop/s pour un programme écrit en CAL (CRAY Assembler Language).
[...]

P.-S.

Nous laissons le lecteur faire la comparaison avec les ressources de calcul aujourd’hui disponibles au DIT !


Ralf GRUBER

FI 8 du 14 octobre 2008

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