FLASH INFORMATIQUE FI



Migration à Jahia des sites Web de l’UniL




Pascal WAEBER


C’est durant l’été 2002 que le Centre informatique de l’UNIL a pour la première fois fait la connaissance de Jahia, ceci à l’initiative de l’équipe e-pfl (devenue entre-temps KIS), que nous remercions au passage. Nous étions alors à cette époque simultanément en phase de développement d’un projet pilote de portail et de recherche d’un outil de gestion de contenu pour les sites Web de l’UNIL. La décision de baser ces deux projets sur l’outil Jahia fut prise au début de l’année 2003, et c’est lors de la rentrée académique de cette même année que le portail MyUNIL voir l’article de Jacques Guélat et les premiers sites Web Jahia de l’UNIL furent mis en production. Bien qu’utilisant toutes deux Jahia, ces applications aux missions complémentaires sont organisées chez nous de manière distincte et gérées sur deux serveurs séparés.

Les limites des sites statiques

Depuis les débuts du site www.unil.ch en 1993, le Web s’est largement répandu à l’UNIL, puisqu’on y dénombrait dix ans plus tard pas moins de 160 sites de facultés, départements, instituts et services. Il s’agissait essentiellement de sites dits statiques, créés et entretenus avec des éditeurs HTML comme Dreamweaver ou GoLive. Or cette gestion de site traditionnelle a montré ses limites dans plusieurs cas :

Grands sites

Quelques uns des plus grands sites Web de l’UNIL comptent plusieurs centaines de pages, taille qui n’est plus guère adaptée à une gestion au moyen d’un simple éditeur HTML.

Formation

Ce sont des enseignants, des assistants et des secrétaires qui assurent la création et l’entretien de la majorité de nos sites. Cependant, une utilisation productive d’un outil comme Dreamweaver requiert une formation plutôt longue et une pratique régulière, peu compatibles avec la situation de ces personnes appelées généralement à gérer des sites de taille restreinte de manière occasionnelle.

Ligne graphique

Sur le plan de l’image institutionnelle de l’UNIL, le Rectorat souhaitait remédier à l’absence d’une ligne graphique unifiée disponible pour l’ensemble des sites, y compris ceux des Facultés et instituts. Or l’application d’une ligne graphique de niveau professionnel aurait été difficile à réaliser à l’aide d’un simple éditeur HTML, aussi bien pour les grands sites (complexité de gestion) que pour les petits sites (investissement en formation).

Afin de résoudre ces problèmes, l’UNIL a donc choisi de se doter d’un outil de gestion de contenu Web, pour proposer à ses webmasters une méthode de création et d’entretien de sites simple et rapide à prendre en main, avec une ligne graphique institutionnelle en prime.

Pourquoi avoir choisi Jahia ?

En 2002, nous avons évalué différents systèmes de gestion de contenu Web, à la recherche d’un produit adapté aux besoins spécifiques de l’UNIL, à savoir un grand nombre de sites et la présence de la plate-forme Mac OS. Après avoir examiné pas moins de 11 outils, nous avons porté notre choix sur Jahia, qui nous a convaincus par :

  • son interface de rédaction simple et conviviale
  • sa capacité à gérer aussi bien des sites Web que des portails (comme MyUNIL)
  • sa compatibilité avec des clients Mac OS, Windows et Linux
  • son orientation open source et non propriétaire, son architecture ouverte. Le fait que l’expérience de l’EPFL avec Jahia ait été positive nous a également confortés dans notre choix.

La mise en production

Après l’installation des serveurs (développement et production) au printemps 2003, l’été fut consacré à la conception et aux tests de nos templates UNIL. L’objectif visé était de permettre l’ouverture sous Jahia des sites de nos deux nouvelles facultés (biologie-médecine et géosciences-environnement), inaugurées lors de la rentrée académique d’octobre. Une fois ce but atteint, la migration à Jahia de la pièce de résistance, à savoir rien moins que le site central www.unil.ch, fut attaquée à son tour. Ce mastodonte de 800 pages fut entièrement Jahialisé début janvier 2004. Nous comptons en décembre 2004 quelque 40 sites en production et autant en cours de migration ou de création.

Du côté des serveurs

La migration progressive de nos sites vers Jahia s’est également accompagnée d’une montée en puissance de nos serveurs et de nombreux travaux de réglage destinés à optimiser les temps de réponse. C’est ainsi que nous avons passé d’un serveur de production biprocesseur à un quadriprocesseur. Notre architecture Jahia pour la gestion de sites Web comporte aujourd’hui cinq serveurs : production, failover, développement, test et formation. Tout comme l’EPFL, nous utilisons aussi un serveur Apache en frontale pour assurer la réécriture en une forme plus compacte des URL Jahia.

Développements additionnels

Durant l’année 2004, deux développements nous ont permis de syndiquer d’autres sources d’informations dans nos sites Jahia :

  • Unidoc, une webapp permettant d’afficher les horaires et plans de cours extraits de nos applications administratives,
  • un système d’actualités, commun au portail MyUNIL et aux sites Web Jahia.

A l’heure du bilan

Seize mois après l’ouverture de notre premier site Jahia, nous pouvons dresser un bilan positif de l’accueil reçu par cet outil à l’UNIL. Notre projet de migration à Jahia comportait en effet au départ un certain nombre d’inconnues : comment serait perçue l’unification de la ligne graphique parmi les webmasters des sites existants ? combien d’éditeurs pourrait-on laisser travailler simultanément sans affecter significativement la performance du serveur ? etc. Des réponses positives ont heureusement pu être apportées à ces questions. Le principe d’une ligne graphique unique a été largement accepté. Les travaux d’optimisation des serveurs ont permis d’absorber la montée en charge, et nos statistiques Web nous montrent que Jahia reçoit aujourd’hui déjà plus de requêtes que notre serveur de sites statiques. Une infrastructure de gestion de contenu Web est certes plus complexe à mettre en oeuvre et à exploiter qu’un simple serveur Apache et des pages crées avec Dreamweaver, et il est clair qu’une partie de la complexité inhérente à la création de sites s’est trouvée déplacée des webmasters de facultés et d’instituts vers le Centre informatique. Mais il est tout aussi clair que le résultat obtenu, à savoir des sites graphiquement unifiés produits par des webmasters favorablement impressionnés, n’aurait pas été possible sans Jahia.



Cherchez ...

- dans tous les Flash informatique
(entre 1986 et 2001: seulement sur les titres et auteurs)
- par mot-clé

Avertissement

Cette page est un article d'une publication de l'EPFL.
Le contenu et certains liens ne sont peut-être plus d'actualité.

Responsabilité

Les articles n'engagent que leurs auteurs, sauf ceux qui concernent de façon évidente des prestations officielles (sous la responsabilité du DIT ou d'autres entités). Toute reproduction, même partielle, n'est autorisée qu'avec l'accord de la rédaction et des auteurs.


Archives sur clé USB

Le Flash informatique ne paraîtra plus. Le dernier numéro est daté de décembre 2013.

Taguage des articles

Depuis 2010, pour aider le lecteur, les articles sont taggués:
  •   tout public
    que vous soyiez utilisateur occasionnel du PC familial, ou bien simplement propriétaire d'un iPhone, lisez l'article marqué tout public, vous y apprendrez plein de choses qui vous permettront de mieux appréhender ces technologies qui envahissent votre quotidien
  •   public averti
    l'article parle de concepts techniques, mais à la portée de toute personne intéressée par les dessous des nouvelles technologies
  •   expert
    le sujet abordé n'intéresse que peu de lecteurs, mais ceux-là seront ravis d'approfondir un thème, d'en savoir plus sur un nouveau langage.