FLASH INFORMATIQUE FI



La mise en page




Roland CHABLOZ


La mise en page est l’art de placer du texte et des illustrations sur une ou plusieurs feuilles de papier. Autrement dit : c’est l’ensemble des opérations techniques qui suivent le traitement des textes et des illustrations, qui se rapportent à la confection d’un imprimé (affiche, livre, prospectus, brochure, etc.).

Dans cet article, j’ai choisi de ne pas vous parler des règles typographiques liées au français, à l’orthographe, aux signes de corrections et aux formes du texte en général.

La surface de composition

Le blanc qui parle : c’est l’équilibre entre la surface imprimée et la surface blanche ou l’effet optique produit par la composition en général. Font partie de ce contexte d’équilibre : les polices et les corps utilisés, l’interlignage, les espaces entre colonnes et les marges tout autour de la surface imprimée. La première qualité d’une réalisation est sa lisibilité et son esthétique.

Il convient d’établir une harmonie de proportions entre la page imprimée et le format du papier (la valeur de la masse noire = textes/images par rapport à la masse blanche = surface papier). Voyez votre document comme une maison à construire, et vous, comme un architecte qui doit prévoir comment la réaliser !

Le miroir de page et la règle d’or

Les compositeurs-typographes plomb utilisaient encore dans les années 1970-80 des règles mathématiques ou géométriques pour définir et positionner la masse grise des textes et des illustrations (miroir de page imprimé) par rapport à la surface blanche (marges - ou surface restante du papier non imprimé).

JPEG - 4.9 ko
fig.1
A gauche : les trois règles d’or les plus courantes à l’époque du plomb =3:4 - 1:4 / 2:3 - 1:3 / 5:8 - 3:8 ; à droite : principe de calcul de la régle d’or des 3:8 - 5:8 pour un format traditionnel A4 (une des plus généreuse ou artistique)

Sachez qu’à l’heure actuelle, avec la disparition de la composition typographique au plomb, ces règles ont pratiquement disparu. Elles ont tendance à être remplacées par des méthodes plus personnelles et surtout moins strictes.

La maquette

Pourquoi une maquette ?

Avant chaque réalisation, une maquette devrait être conçue pour gagner du temps, poser des bases précises, décider des marges, des couleurs, des styles et du genre de polices utilisées. Elle est importante pour tester les échantillons de papier possibles, les imprimantes (si impression numérique) afin de savoir comment réagissent les niveaux de gris ou les couleurs, pour s’habituer à l’aspect qu’aura votre document et éventuellement y apporter des modifications ; enfin et surtout, en montrer un échantillon aux personnes responsables ou à vos collègues afin qu’ils émettent leurs critiques avant de passer à la réalisation.

La maquette vous servira de référence à tout moment pendant la construction ; en fait, tout devrait être prévu et à part quelques corrections orthographiques, il ne devrait y avoir aucune mauvaise surprise au stade final. Bien sûr, toute personne confrontée au stress et aux délais sait qu’il est difficile de consacrer du temps aux préliminaires, mais le temps passé à établir une maquette se retrouve largement au final et c’est une garantie de bon déroulement du travail.

Créez un gabarit de page type, puis dessinez votre maquette. Prenez comme modèle deux pages en regard (la 2 et la 3 par exemple) ; si vous n’avez pas d’idée, inspirez-vous d’un document existant et mesurez-le ; entrez les mesures haut-bas, gauche-droite ; créez les marges et les colonnes.

JPEG - 8.5 ko
fig. 2

Les premiers pas

le format

Choisissez d’abord le format, A3, A4 ou A5,... ouvrez votre logiciel de mise en page préféré : InDesign, X-Press, RagTime, Latex (oubliez Word !) ; ou éventuellement Illustrator (FreeHand, Canvas ou Corel Draw) si c’est un document de moindre importance de type affiche, ou d’une à quatre pages recto-verso (attention : Illustrator ne permet qu’une page par fichier).

les polices de caractères

Faire simple c’est toujours faire preuve de bon goût ; moins on utilise de sortes et de styles (à éviter : souligné-ombré-relief) et mieux l’oeil s’adapte à la lecture. En général on préférera un caractère à patin (ou serif) de type Times pour les textes et un caractère droit / sans patin (bâton - ou sans serif) de type Helvetica pour les titres et les sous-titres ; une troisième police peut être envisagée comme effet décoratif de titrage. En cas de doute, sachez qu’avec le couple Times/Helvetica on ne peut pas se tromper ; il est considéré comme un classique. Si l’on veut s’en éloigner on peut essayer Times/Futura ou Minion/Myriad, etc. Un peu d’originalité n’est pas à proscrire ! Place à votre créativité !

Choisir le(s) papier(s)

Demandez des échantillons à l’imprimeur ou au Copy-Centre qui réalisera votre travail.

Le calibrage

Selon la longueur du texte à disposition, le but du calibrage est de savoir sur combien de pages va s’étendre votre document selon les caractère, corps et interligne choisis, en prévoyant une réserve pour les images. Vous pouvez le faire par exemple pour les deux pages types de votre maquette, si le volume des textes et des images est à peu près le même partout. C’est très pratique si l’on travaille pour un nombre de pages prédéfini (par ex. un piqué dans le pli dont le nombre de pages doit être obligatoirement divisible par quatre), on évitera ainsi d’arriver avec deux ou trois pages blanches en fin de document. La place prise par les illustrations fait bien sûr aussi partie de cette estimation.

Dans les traitements de texte de type Word, vous trouverez l’indication du nombre de signes espaces compris de votre document (dans Word, menu Outils/Statistiques).

Après avoir choisi les polices, corps et styles, et mis en place quelques illustrations sur votre maquette, imprimez les deux pages types ; si vous êtes satisfait du résultat, faites le calcul du solde des textes et images à importer. Vous connaîtrez ainsi -approximativement- le nombre total de pages de votre document. Bien sûr, on pourra encore maquiller en cours de mise en pages le volume pris par les images en adaptant leurs dimensions à l’espace disponible.

Numérotation des pages (folios)

Les pages de droite (recto) portent toujours un nombre impair - c’est là aussi que se trouvent les débuts de chapitre - et les pages de gauche (verso) un nombre pair. Pour recommencer un nouveau chapitre d’un livre, on insère une page blanche (comptée dans la numérotation) lorsque le chapitre précédent finit en page de droite.

intégration des illustrations

Les préparatifs

Avant de démarrer la mise en page de votre document final, un petit rappel des opérations pour traiter vos images (pour plus détails sur : les scans, les résolutions, la taille, le détramage, les modes de chromie, etc. lire mon article sur les images numériques : http://www.epfl.ch/repro/conseils).

JPEG - 4.6 ko
fig.3

intégration des quelques règles de typo-esthétique

les numéros de page

En général, on place les numéros de page en bas ou en haut de la page, soit centrés sur la largeur du texte, soit à droite pour le recto et à gauche pour le verso, bords extérieurs. On prendra toujours les deux pages recto et verso en regard pour contrôler l’effet.

les colonnes

Prévoyez un bon espace de 6 à 12 mm entre les colonnes, surtout pour du texte justifié ; un peu moins pour du texte non justifié (en drapeau). Un espace correct permet une meilleure lisibilité.

les caractères

Sur une page A4 bien remplie, on choisira un corps entre 9 et 12, avec un interligne d’environ 120 % du corps ; un interlignage trop serré rend la lecture plus difficile. Si la page est peu remplie, on choisira un corps légèrement plus gros 10 à 13. Pour une affiche, c’est surtout l’esthétique qui prime ; on laissera plus de place à la créativité.

Le miroir de page

Le miroir de page représente la surface imprimée. La hauteur du miroir est souvent déterminée en nombre de lignes. La répartition des blancs (le reste : surface non imprimée) est déterminée : haut = blanc de tête, bas = blanc de pied, celui-ci devrait être plus important que celui du haut ; en largeur, on distingue trois sortes de marges :

  1. marge plus importante à gauche (en général plus esthétique) ;
  2. marge plus importante à droite (surtout pour des problèmes de reliure avec dos collé) ;
  3. marges centrées = répartition égale (solution pas forcément heureuse).

Repérage des marges recto-verso et notion de registre

L’erreur principale du novice est d’oublier la relation de transparence avec les marges décalées entre le recto et le verso ; il faut éviter de faire le même décalage pour le recto et le verso. Par exemple, si sur le recto la marge de gauche est de 25 mm et la marge de droite de 20 mm, au verso ce sera l’inverse, 20 à gauche et 25 à droite. Comme test de contrôle, on pourra présenter le recto sur le verso en transparence sur une table lumineuse.

Le registre est la transparence des lignes repérées entre elles recto sur verso. C’est la valeur des interlignes qui fait foi. Ce n’est pas toujours possible, mais c’est plus beau.

Les principaux logiciels de mise en page utilisés en 2004

  • Adobe InDesign - le dernier poulain d’Adobe qui monte, qui monte...
  • Quark XPress - le plus connu, voir encore le plus utilisé, surtout dans le milieu de l’édition, mais au futur incertain !.
  • Adobe FrameMaker - plutôt orienté gros documents structurés ou livres scientifiques / PC only, sa vie sur Mac est terminée.
  • Macromedia FreeHand - plutôt orienté illustrations, logos ou affiches.
  • Adobe Illustrator - plutôt orienté illustrations, logos ou affiches. Attention : mono-page.
  • En fin de carrière... Adobe PageMaker - dommage , il était facile d’apprentissage !
  • Les outsiders : logiciels peu professionnels, complexes ou moins connus : Canvas, RagTime, Tex ou Latex pour les scientifiques, Corel Ventura, et finalement le poulain de Microsoft : Publisher.

LES POLICES DE CARACTERES



classification des polices

Je ne vais pas entrer dans les détails historiques ; le but de ce cahier est de vous présenter des visuels. Les sites parlant d’histoire et de classification des polices sont légion. Une partie du texte resumé ci-dessous est tiré du site http://www..typographie.org.

Un peu d’histoire

Au début de l’imprimerie, les premiers typographes s’appliquèrent à ne pas bouleverser les habitudes de leur clientèle naturelle : celle des manuscrits. Ils s’efforcèrent d’imiter le plus fidèlement possible le travail des calligraphes. Ils utilisèrent donc la lettre gothique, dans sa version Textura.

Gutenberg pour sa Bible à 42 lignes fondit ainsi 202 caractères différents : dix lettres a plus ou moins larges afin d’optimiser la mise en page, de nombreuses abréviations latines dont les copistes abusaient pour faciliter leur travail, des ligatures et des lettres de liaison (groupement plus compact de lettres).

Les premiers vrais caractères romains naquirent à Venise. Vers 1465, la création et la production de caractères se multiplient et le livre typographié devient un produit banal, surtout en Italie, en France et en Allemagne. Quelques grands noms de créateurs ou graveurs de polices de l’époque : Jean et Wendelin de Spire, Nicolas Jenson, Alde Manuce, Francesco Griffo et Claude Garamond.

Classement à l’ancienne des polices de caractères

Classification de Francis Thibaudeau

Une des premières classifications connues est celle de Francis Thibaudeau (typographe parisien, 1860-1925), qui a le mérite de la simplicité. Créée en 1921, elle repose essentiellement sur la forme des empattements des lettres. Dans sa forme originale, cette classification distinguait quatre familles principales. Cette classification, qui porte son nom, se base sur la forme des empattements :

  • empattement triangulaire : Elzévir dit aussi Romain Ancien
  • empattement filiforme : Didot dit aussi Romain Moderne
  • empattement quadrangulaire : Egyptienne
  • empattement absent : Antique
JPEG - 5.7 ko
fig.4

Classification dite chronologique

Cette classification d’origine anglo-saxonne a le mérite d’affiner la classification Thibaudeau en particulier pour désigner les caractères de type Elzevir. Sa pertinence s’arrête toutefois avec le XXe siècle.

Classification Vox/AtypI

Elaborée en 1954 par le Français Maximilien Vox, cette classification universelle, est la plus couramment utilisée, elle recoupe les classifications historiques. Adoptée et complétée par la plus importante organisation typographique mondiale, l’Association typographique internationale (ATypI), elle possède également la caractéristique d’avoir été traduite en anglais et en allemand, renforçant ainsi son caractère universel.

Classification type Vox augmentée à 13 sortes

  • Les Humanes puisent leurs formes dans la lettre romaine de la Renaissance.
  • Les Garaldes rappellent les créations classiques (italiennes et françaises).
  • Les Réales comprennent les caractères de labeur dont l’aspect se rapproche des types courants du 18e siècle.
  • Les Didones évoquent la typographie du début du 19e siècle par leurs formes épurées.
  • Les Incises s’inspirent des inscriptions monumentales de l’Antiquité
  • Les Linéales correspondent aux caractères bâton (sans empattement) de la typographie moderne.
  • Les Scriptes imitent l’écriture calligraphique.
  • Les Manuaires regroupent les caractères s’inspirant des lettres médiévales manuscrites.
JPEG - 6.4 ko
fig. 5

La classification de Aldo Novarese

Aldo Novarese, typographe italien contemporain, créateur de nombreux caractères pour la fonderie Nebiolo à Turin, propose une classification en 10 familles à partir de la forme des empattements.

  1. Lapidaires
  2. Ornées
  3. Médiévaux
  4. Égyptiennes
  5. Vénitiennes
  6. Linéaires
  7. Transitionnelles
  8. Fantaisies
  9. Bodoniennes
  10. Écritures
JPEG - 5.5 ko
fig. 6

Classement selon certains critères de l’anatomie de la lettre.

JPEG - 4.2 ko
fig.7

Capitales et bas de casse

En typographie, les termes majuscules et minuscules sont inconnus... On parle respectivement de capitales et de bas de casse. L’origine de ces termes est liée à l’histoire de l’imprimerie. Au temps de la composition manuelle à l’aide de caractères de plomb, ces caractères étaient rangés dans des grands tiroirs, appelés casses, eux-mêmes divisés en petits casiers, ou cassetins. Les minuscules étaient toujours rangées dans les cassetins du bas de la casse, et les majuscules dans ceux de la tête de casse.

Romain et italique

Les caractères peuvent se présenter droit, c’est-à-dire avec des hampes verticales (les caractères romains) ou penchées vers la droite (les caractères italiques). On utilise parfois, à tort, le terme roman à la place de romain.

Les graisses

Les traits qui forment une lettre peuvent être plus ou moins épais. On dit alors qu’ils ont des graisses différentes. En typographie, on distingue le maigre (light), le demi-gras (medium ou semi-bold), le gras (bold), le très gras (extra-bold ou heavy), le noir (black) et le très noir (extra-black).

La chasse

JPEG - 5.9 ko
fig. 8

La chasse d’un caractère, c’est la largeur de son dessin et de ses talus, c’est-à-dire la place non imprimée à droite et à gauche du caractère imprimé. Pour les typographes, la gamme des chasses comprend le très étroit (extra-condensed), l’étroit (condensed), le normal, le demi-large, le large (expansed), et l’extra-large (extra-expansed).

Changer la chasse d’un caractère ? en général seuls les logiciels de PAO permettent à l’utilisateur de changer la chasse.

Évitez les mariages de mauvais goût

Les polices disponibles sur un ordinateur sont nombreuses et la tentation de les utiliser toutes, de les mélanger, de les mettre en gras, italique, souligné,... est grande. Mais attention, même si le résultat est amusant, il n’est pas forcément lisible, souvent trop chargé et de mauvais goût. Le but est de mettre en valeur un texte pour une lisibilité maximale. Les professionnels préconisent une typographie claire et fonctionnelle, inspirée des traditions et de l’observation, sans pour autant tomber dans l’excès inverse qui serait d’une trop grande sévérité.

Passé et futur !

Avant l’apparition des outils de création numériques, la profession n’avait jamais disposé d’une pareille abondance ou richesse de caractères pour la composition. L’usage de la lettre a abordé un nouveau tournant entamé dès les années 1970-80 ; le caractère va sûrement continuer à évoluer. Trouver un système pour classer toutes ces nouvelles créations ne va pas être évident... À qui le tour ?

L’évolution des caractères

Du plomb en passant par la photo-composition vers le numérique

JPEG - 5.3 ko
fig. 9

Dès 1435 : Gutenberg développe les caractères mobiles en plomb. Lire mon cahier No 01 sur ce sujet.

Dès 1946 : les polices de caractères sont dessinées et adaptées à la photo-composition. Le principe, c’est un faisceau de lumière qui passe à travers un disque (image en négatif) où se trouve une lettre gravée. L’image est alors projetée sur un film photographique où l’on retrouvera l’image en positif après son développement dans des bains photographiques. Un système d’objectifs permet d’avoir diverses forces de corps et de placer les lettres les unes après les autres dans une ligne. La fabrication des caractères est ramenée alors à la photographie de lettres et à leur gravure sur le disque.

Dès 1966 : les polices de caractères sont redessinées et adaptées pour un usage informatique numérique. Ce sujet étant très complexe je vous conseille de visiter le site http://www.gutenberg.eu.org/publications, plusieurs fiches expliquent l’évolution de la fabrication des caractères, du plomb au numérique.

Les polices numériques : postscript, truetype et opentype

JPEG - 3.9 ko
fig. 10

Une partie du texte résumé ci-dessous est tiré du site http://www.adobe.fr/type/topics/.

Les polices PostScript ou Adobe PostScript Type 1

PostScript, c’est la norme mondiale relative aux polices de caractères numériques et vectorielles. Depuis plus de 15 ans, Type 1 est le format privilégié des secteurs de la publication et des arts graphiques. Les polices Type 1 sont reconnues par toutes les plates-formes informatiques. Elles ne sont prises en charge que par des imprimantes PostScript (PostScript interprété ou RIP réèl intégré) ; elles ne sont pas reconnues par des imprimantes non-PostScript (jet d’encre ou laser bon marché).

Les polices PostScript (ou Type 1) sont constituées de deux fichiers, l’un est destiné à la gestion dans les menus des applications et l’autre contient le descriptif en PostScript du caractère utilisé à l’impression ou pour la vectorisation.

Les polices Type 1 sont une forme spécialisée du programme PostScript ; il s’agit du format de fichier original utilisé pour l’affichage des polices sur toutes les imprimantes PostScript. Le langage PostScript a ensuite été enrichi afin d’assurer la prise en charge des normes TrueType et OpenType relatives aux polices de caractères.

JPEG - 2.5 ko
fig. 11
Différences de mode de dessin entre polices PostScript et TrueType

Le format TrueType, développé par Apple et Microsoft, est en général destiné à un usage bureautique et permet d’obtenir une bonne qualité d’impression sur des imprimantes non PostScript. C’est le même descriptif qui est utilisé pour l’affichage et l’impression, elles sont constituées d’une seule icône. L’extension de nom de fichier est .TTF (éventuellement sous Mac OS X : .DFONT).

Les droits de licence de ces polices créées par Apple Computer ont été acquis ultérieurement par Microsoft Corporation. Les deux sociétés ont, indépendamment, apporté des enrichissements à cette norme, utilisée par les deux plates-formes. Comme le format Type 1, le format TrueType permet le développement de nouvelles polices.

A l’inverse de PostScript, qui est un langage de description de page, les compétences de TrueType se limitent au codage et à la restitution des polices de caractères. Comme PostScript, TrueType utilise des polices vectorielles et, grâce à un mécanisme de rastérisation dynamique de polices, il permet de visualiser les dessins exacts des caractères. Les TrueType sont reconnues par les imprimantes PostScript et non PostScript. Néanmoins, elles sont à éviter pour les fichiers PAO destinés à être flashés ; en effet, elles peuvent poser des problèmes lors de l’envoi sur le RIP.

Les polices OpenType

Les polices OpenType présentent un avantage majeur : le même fichier peut être utilisé sous Mac OS X et Windows sans conversion. De plus, elles contiennent un jeu étendu de glyphes (plus de 65 000) : petites capitales, fractions, ligatures, chiffres anciens... Elles prennent en charge plusieurs langues (OpenType utilise la norme de codage de caractères Unicode). OpenType est une nouvelle norme relative aux polices de caractères numériques, développée conjointement par Adobe et Microsoft. Les polices OpenType peuvent contenir des données vectorielles PostScript ou TrueType dans une enveloppe commune.

JPEG - 4.3 ko
fig. 12
Tableau de reconnaissance des formats de polices selon le système d’exploitation

Utilisateurs de MacOSX, ne vous perdez pas dans le dédale des fontes de MacOSX, documentez vous sur le site d’Adobe, vous y trouverez des pdf explicatifs.

Pour en terminer

Si votre document est destiné à l’impression numérique ou offset, choisissez sans hésiter les polices OpenType si possible sinon PostScript. Le langage PostScript ne décrit pas seulement les polices, mais votre document sur tous les périphériques de sortie professionnels, d’où une compatibilité totale.

Références

  • Page où vous trouverez nombre de liens sur ce sujet,
  • http://www.epfl.ch/repro/conseils
  • Branislav Milic, Les polices de caractères, OEM - Droit au but
  • Adrian Frutiger, A bâtons rompus, ISBN 2-911220-08-0
  • Pascal Brunet, Choisir et utiliser vos premières polices OEM - Droit au but
  • Anne Cunéo, Le maître de Garamond, Editions Bernard Campiche


Cherchez ...

- dans tous les Flash informatique
(entre 1986 et 2001: seulement sur les titres et auteurs)
- par mot-clé

Avertissement

Cette page est un article d'une publication de l'EPFL.
Le contenu et certains liens ne sont peut-être plus d'actualité.

Responsabilité

Les articles n'engagent que leurs auteurs, sauf ceux qui concernent de façon évidente des prestations officielles (sous la responsabilité du DIT ou d'autres entités). Toute reproduction, même partielle, n'est autorisée qu'avec l'accord de la rédaction et des auteurs.


Archives sur clé USB

Le Flash informatique ne paraîtra plus. Le dernier numéro est daté de décembre 2013.

Taguage des articles

Depuis 2010, pour aider le lecteur, les articles sont taggués:
  •   tout public
    que vous soyiez utilisateur occasionnel du PC familial, ou bien simplement propriétaire d'un iPhone, lisez l'article marqué tout public, vous y apprendrez plein de choses qui vous permettront de mieux appréhender ces technologies qui envahissent votre quotidien
  •   public averti
    l'article parle de concepts techniques, mais à la portée de toute personne intéressée par les dessous des nouvelles technologies
  •   expert
    le sujet abordé n'intéresse que peu de lecteurs, mais ceux-là seront ravis d'approfondir un thème, d'en savoir plus sur un nouveau langage.