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Du Hewlett-Packard 2116 ... au Blue Gene/P


Le Musée Bolo s’enrichit de quatre mastodontes.



The Bolo museum adds four giants to its collection.


Le Musée Bolo

Fondé en 2002 et géré par Mémoires Informatiques, une fondation privée, le Musée Bolo possède plusieurs milliers d’ordinateurs et autres objets informatiques. Sa mission est la sauvegarde du patrimoine informatique, notamment celui d’origine suisse. L’association des amis du Musée Bolo, l’aBCM, contribue à la valorisation des collections du musée, à la restauration et à la remise en état des anciennes machines. Les objets les plus rares des collections, tels l’Apple Lisa et l’IMSAI 8080 et les plus emblématiques, comme le PET de Commodore ou le TI 99/4A, sont également exposés. Depuis peu, quatre superordinateurs à haute performance ont pris place dans l’enceinte du Musée Bolo qui est hébergé par l’EPFL dans les locaux de la Faculté Informatique et Communications.

L’IBM BlueGene/P

Pour la partie exposée au musée :
1 024 noeuds de calcul
Mémoire RAM totale : 4 To
Consommation électrique : 25 kW

Installé à l’EPFL en octobre 2009, le BlueGene/P a été en service jusqu’en février 2013. Un réseau d’interconnexions en forme de tore à trois dimensions permettait de rajouter des racks sans perte de performances. La machine offerte par IBM au Musée Bolo était constituée de quatre racks dont un seul est visible dans le musée. En service durant 29 mois, le BlueGene/P a eu pour principaux utilisateurs le Blue Brain Project, à l’origine du Human Brain Project, mais aussi le Centre européen de calcul atomique et moléculaire, le CECAM, ainsi que le Laboratoire de chimie et de biochimie
computationnelles. Le BlueGene fait partie de la série de superordinateurs installés par IBM à l’EPFL depuis 2005. Le BlueGene/P a succédé au BlueGene/L en 2009 et précède le BlueGene/Q qui est opérationnel depuis le début de l’année 2013. En terme de performances, les quatre racks du modèle P de l’EPFL affichaient une performance de 47.7 téraflops (1 téraflops équivaut à mille milliards d’opérations en virgule flottante par seconde) sur le benchmark HPL (High Performance Linpack), soit la 99e machine la plus puissante de la planète. Par comparaison, le BlueGene/L annonçait 18.2 téraflops en 2005 et était la 9e machine la plus puissante au monde à l’époque, quant à son successeur, le modèle Q, il inscrit une performance de 189 téraflops.

Le Cray-2

4 processeurs vectoriels à 250 MHz
Mémoire RAM totale : 2 Go
Consommation électrique : 195 kW

Le Cray-2 a été installé en 1988 à l’EPFL où il est resté en service jusqu’en décembre 1993, après 43 000 heures de disponibilité. Pour absorber la chaleur de 195 kW émise par ses 280 000 puces, les composants électroniques étaient plongés dans un fluide caloporteur inerte, le Fluorinert. Sa mémoire centrale de 2 Go se prêtait aux simulations tridimensionnelles, tels les problèmes du type
éléments finis, volumes finis ou différences finies.

Le Cray T3D

256 processeurs DEC Alpha 21064 à 150 MHz
Mémoire RAM totale : 16 Go
Consommation électrique : 80 kW

Le Cray T3D est la première machine massivement parallèle de Cray. Chaque processeur DEC Alpha implémente un set réduit d’instructions et il est relié aux autres par un tore à trois dimensions (d’où le nom T3D). La programmation d’une telle machine est très complexe et requiert l’utilisation d’un paradigme de type MIMD (Multiple Instructions on Multiple Data). Aujourd’hui, quasiment toutes les applications scientifiques à large échelle utilisent ce paradigme. Le Cray T3D a été installé en avril 1994 avec 128 processeurs, puis étendu à 256 processeurs.

Le Cray XT4

448 processeurs Dual Core
Mémoire RAM : 896 Go
Capacité de calcul : 5 gigaflops

Inauguré en septembre 2007 au Centre suisse de calcul scientifique (CSCS) à Manno, au Tessin, le Cray XT4 était destiné à prévoir la météo de façon plus précise qu’auparavant. Une simulation qui durait 60 minutes pour une prévision de 24 heures était réduite à 25 minutes. Le service météo utilisait 30% des ressources du Cray XT4, le restant étant utilisé par les chercheurs des hautes écoles. Cray avait personnalisé le superordinateur aux couleurs helvétiques. En 2013, le CSCS a offert un des cinq racks au Musée Bolo.



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