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Le gestionnaire de bureau Unity sous Linux Ubuntu


Cet article présente en détail, sous l’angle de l’utilisateur, les fonctionnalités de Unity, nouveau gestionnaire de bureau activé par défaut dans la distribution GNU/Linux Ubuntu.



This paper presents in detail, in a user perspective, the features of Unity, the new desktop manager enabled by default on GNU/Linux Ubuntu.


Jean-Daniel BONJOUR

Samuel BANCAL


Fiche descriptive

Introduction

Avant-propos

Ouvert et modulaire, le monde GNU/Linux laisse l’utilisateur libre de choisir son environnement de bureau parmi diverses solutions très différentes et de qualité. Unity est un gestionnaire de bureau récent, développé sous l’impulsion et la direction de la société Canonical Ltd, sponsor du système d’exploitation Ubuntu. L’objectif de cet article n’est pas de promouvoir Unity [1], mais de présenter de façon assez détaillée ses possibilités sous l’angle de l’utilisateur. De nombreux usagers sont concernés, car Unity est devenu depuis un an et demi le gestionnaire de bureau par défaut sous Ubuntu, distribution Linux la plus répandue à l’EPFL. Bon nombre d’utilisateurs fidèles au cycle bisannuel des versions LTS d’Ubuntu n’ont découvert Unity que tout récemment avec la nouvelle version LTS 12.04 de ce printemps. On se basera, dans cet article, sur la version anglaise de Unity 6.8 (apparue avec Ubuntu 12.10). Précisons finalement que l’Unity dont nous parlons ici n’a rien à voir avec le moteur d’animation et de jeux vidéo Unity 3D (unity3d.com).

Le projet Unity

Dès son origine en 2004 et jusqu’à la version 11.04  [2], Ubuntu s’appuyait sur l’environnement de bureau GNOME 2. Depuis Ubuntu 11.10, GNOME 3 a pris le relais [3]. C’est cependant juste avant, soit à partir d’Ubuntu 11.04, que Unity est devenu le gestionnaire de bureau par défaut, en lieu et place de celui propre à GNOME  [4].
Rappelons qu’il existe en outre diverses distributions dérivées d’Ubuntu  [5], proposant d’autres environnements de bureau  [6] ou destinées à des usages spécifiques, notamment : Kubuntu (bureau KDE), Xubuntu (bureau Xfce), Lubuntu (bureau LXDE), Edubuntu (orienté éducation), Mythbuntu (centre multimédia), Ubuntu Studio (édition audio/vidéo)...
Mais que sont exactement GNOME et Unity  ? Comme l’illustre la figure 1, l’environnement de bureau GNOME se compose schématiquement :

  • de librairies : GTK+, GDK, GLib ;
  • d’un ensemble cohérent d’applications  [7] : Nautilus (explorateur de fichiers), Gedit (éditeur de texte), Evince et Eye of GNOME (visonneur de documents et d’images), Totem (lecteur multimedia), Empathy et Ekiga (messagerie instantanée et visioconférence), AbiWord et Gnumeric (traitement de texte, tableur/grapheur), etc.
  • d’une interface graphique : appelée GNOME Shell depuis la version GNOME 3 ;
  • d’un gestionnaire de fenêtres (window manager) : Mutter pour GNOME 3/Shell, Compiz pour Ubuntu/Unity.

S’agissant de Unity, il s’agit d’une interface graphique (graphic shell) alternative à GNOME Shell. Techniquement, Unity est actuellement implémenté sous la forme d’un plugin Compiz.



fig. 1 – architecture modulaire Linux et environnement GNOME
À l’origine, Canonical a développé cette nouvelle interface graphique pour les netbooks avec l’objectif d’utiliser plus efficacement le peu d’espace-écran disponible sur ces appareils. Cela a débuté avec la Netbook Remix Edition de Ubuntu 10.10. Suivant ensuite la tendance générale de tous les acteurs informatiques qui s’activent à préparer l’ère post-PC  [8] Canonical a décidé de faire évoluer Ubuntu d’ici 2014 en un système d’exploitation destiné à tout type et format d’appareil (postes traditionnels de bureau ou laptop, TV, tablette, smartphone...), en particulier doté d’une interface unifiée, prenant en compte les dispositifs tactiles et écrans de petite taille. C’est dans cet esprit que Canonical a entrepris de développer son propre environnement de bureau (projet Ayatana) et nommé cette nouvelle interface Unity. Encore inabouti dans les versions Ubuntu 11.04 et 11.10, Unity est devenu réellement fonctionnel et stable depuis Ubuntu 12.04 LTS. Le développement se poursuit cependant, et des portages non officiels de Unity ont même vu le jour sur d’autres distributions Linux (Fedora, openSUSE...).
Jusqu’à la version 12.04, Ubuntu embarquait deux versions distinctes de Unity : une version fonctionnellement complète appelée Unity 3D, et une implémentation réduite (sans effets de transparence ou d’animations...) dénommée Unity 2D. Cette dernière est automatiquement activée sur les machines disposant de performances graphiques insuffisantes  [9]. Depuis Ubuntu 12.10, il n’existe désormais plus qu’une seule implémentation de Unity correspondant à la version 3D, Canonical ayant résolu ce problème à l’aide de la librairie OpenGL LLVMpipe permettant d’émuler les fonctionnalités 3D manquantes sur les contrôleurs graphiques peu performants. Il n’y a donc plus de différence de fonctionnalités Unity selon la puissance des machines.
Pour clore cette introduction, il faut admettre que l’évolution actuelle de GNOME est assez radicale, que ce soit avec les gestionnaires de bureau Unity ou GNOME Shell. Elle est même déstabilisante  [10] voire jugée inutile par certains usagers qui se sont tournés ces derniers mois vers les distributions Ubuntu dérivées offrant des bureaux plus traditionnels ou légers (Xubuntu, Lubuntu), ou celles dont le bureau est analogue à celui de GNOME 2 (Linux Mint et son gestionnaire Cinnamon basé GNOME 3 ; ou le gestionnaire de bureau MATE qui est un fork de GNOME 2).

Prise en main de Unity et réglages de base

Présentation générale de l’interface Unity

Commençons par présenter et nommer les éléments de base de l’interface Unity (fig. 2) :

  1. le Desktop (bureau) et ses différents Workspaces (espaces de travail ou écrans virtuels, voir plus loin),
  2. l’Unity Launcher, à la fois barre de lanceurs et de tâches,
  3. le bouton Dash Home, permettant d’accéder au Dash (tableau de bord) et à ses différentes Lenses (lentilles ou loupes),
  4. le Global Menu Unity, barre de menu globale,
  5. les Indicators, indicateurs d’état systèmes et d’applications,
  6. le Head-Up Display (HUD, affichage tête haute), nouveau mécanisme d’accès aux menus,
  7. les fenêtres d’application (ici l’explorateur de fichiers Nautilus).



fig. 2 – éléments de l’interface Unity

S’agissant des raccourcis clavier, il faut dire ici que Unity fait un large usage de la touche <super> (appelée touche dans le bureau KDE). Il s’agit, sur un clavier traditionnel, de la touche avec le symbole Windows à gauche de la barre , et sur un Mac de la touche . Notez qu’il est possible d’afficher la liste des principaux raccourcis Unity en maintenant pressée cette touche <super> !
Pour accéder à la documentation détaillée de toutes les fonctionnalités Unity, frapper <super> Help .

Le Launcher

Les développeurs de Unity ont fait le pari de remplacer les menus Applications, Places et System de GNOME 2 ainsi que la barre de tâche en bas d’écran par une seule barre, le Launcher (barre de lanceurs), regroupant l’ensemble des raccourcis de vos applications favorites ainsi que celles en cours d’exécution. Celle-ci est placée sur le bord gauche de l’écran afin d’économiser l’espace en hauteur (les écrans d’aujourd’hui étant devenus beaucoup plus larges que hauts avec la généralisation du format 16:9), et dimensionnée de sorte qu’elle puisse être utilisée à la fois avec la souris ou le doigt sur un écran tactile. Son utilisation, ci-après avec une souris, est riche :

  • la première manipulation consiste à lancer l’application désirée par un <clic-gauche> simple ;
  • si l’on souhaite basculer d’une application ouverte à une autre, le <clic-gauche> dans cette barre fait également l’affaire (bien que d’autres techniques présentées plus bas restent possibles, telles que le ) ;
  • par défaut, une application ne peut être lancée qu’une fois ; si l’on souhaite toutefois ouvrir une nouvelle fenêtre de la même application (par exemple un second explorateur de fichiers), il est nécessaire d’utiliser le  ;
  • lorsque plusieurs fenêtres d’une même application sont ouvertes, il est possible de les afficher côte à côte en miniature avec un <clic-gauche>, puis de cliquer sur celle que l’on veut faire passer au premier plan.

Dans son rôle de barre de tâche, le Launcher fait en outre automatiquement apparaître une icône pour chaque volume monté par l’utilisateur (CD ou DVD, clé USB, disque externe...). Avec un sur celle-ci, il est possible de démonter/éjecter proprement le périphérique. C’est finalement aussi via le Launcher que l’on accède à la corbeille (icône inférieure).
Il est visuellement possible de savoir quelles applications sont lancées grâce à l’arrière-plan coloré du bouton contenant l’icône de l’application. Sur la gauche du bouton, un ou plusieurs triangles indiquent combien de fenêtres sont ouvertes (fig. 3). Dans le cas où l’application est lancée, mais ouverte sur un autre Workspace, le triangle sera vide. Quant au triangle à droite du bouton, il désigne l’application qui est au premier plan.



fig. 3 – triangles d’indication du nombre de fenêtres ouvertes
Les applications ont à présent la possibilité de faire remonter visuellement à l’utilisateur des informations courtes via le Launcher, par exemple le nombre d’emails non lus ou l’avancement d’une longue opération par une barre de progression (fig. 4).



fig. 4 – indicateurs superposés aux icônes
Chaque lanceur d’application peut mettre à disposition de l’utilisateur, par un <clic-droit>, une QuickList dans laquelle se trouvent les raccourcis vers les opérations principales. C’est ainsi que le client de messagerie Thunderbird propose par exemple Compose new message et Contacts. L’explorateur de fichier Nautilus fournit quant à lui l’accès direct à tous les dossiers principaux de l’utilisateur (Documents, Download, Music, Pictures...) ainsi qu’à ses Bookmarks (fig. 5).


fig. 5 – QuickList de lanceur

Le bouton Dash Home (au haut du Launcher) fournit l’accès direct aux différentes Lenses.
Il est possible d’adapter à ses propres besoins la liste des applications affichées dans le Launcher. Pour ajouter une icône, il suffit de trouver l’application grâce au Dash (voir plus bas) et de glisser son icône à l’endroit désiré dans le Launcher  [11]. L’icône d’une application lancée à partir du Dash peut également être conservée dans le Launcher en faisant <clic-droit> et en choisissant Lock to Launcher. Inversement, il est possible de retirer une icône du Launcher avec <clic-droit> et Unlock from Launcher, ou tout simplement glisser son icône dans la corbeille. Si l’on souhaite changer l’ordre de ces icônes-boutons, un simple <clic-gauche> maintenu permet de les déplacer là où on le souhaite.
Plusieurs raccourcis clavier sont également disponibles pour activer les boutons du Launcher. On peut remplacer le <clic-gauche> par <super-numéro> (le numéro indiquant la position du bouton dans le Launcher : 1 pour le premier, 2 pour le second... et 0 pour le dixième). <super-maj-numero> remplacera pour sa part le (ouverture d’une fenêtre supplémentaire). Ainsi, si l’on place judicieusement les applications les plus utilisées dans le Launcher, il est possible de les lancer et/ou de basculer vers celles-ci très efficacement. À titre d’exemple, chaque matin je lance deux outils que j’utiliserai tout au long de la journée : mon navigateur Web Firefox et mon application email Thunderbird. En pressant sur trois touches clavier, j’ai lancé ces deux applications (maintien de <super> pendant que je presse <2> puis <3>).
Voici un récapitulatif des principaux raccourcis :



tableau 1 : ensemble des raccourcis clavier/souris en relation avec le Launcher
Finalement, voici quelques réglages standards relatifs au Launcher :

  • System Settings >> Appearance :
    • dans l’onglet Look, le slider Launcher icon size permet de changer la taille des icônes (par défaut 48) ;
    • dans l’onglet Behavior, l’activation du commutateur Auto-hide the Launcher fait que la barre du Launcher n’est visible que lorsque le curseur s’approche du bord gauche de l’écran.
  • System Settings > Displays : dans le cas d’un poste multi-écran ou si vous raccordez votre laptop à un projecteur vidéo, le paramètre Launcher placement vous permet d’indiquer si vous désirez une seule barre de Launcher (i.e. sur un seul écran) ou une barre sur tous les écrans.

Les lanceurs d’application

Les icônes du Launcher sont basées sur des fichiers-lanceurs. Il est possible de fabriquer ses propres lanceurs d’application, soit en utilisant l’application MenuLibre., soit en éditant soi-même un fichier texte brut selon une syntaxe standardisée, et sauvegardé avec l’extension .desktop. Le code 1 décrit un lanceur permettant de faire des captures d’écran et offrant, une fois déposé dans le Launcher, une QuickList (fig. 6). Donnons à ce fichier le nom capture-ecran.desktop, et déposons-le sous /home/username/.local/share/applications, emplacement permettant de trouver également le lanceur à partir du Dash. Il est finalement nécessaire que ce fichier soit exécutable, ce qui peut être fait avec la commande : chmod +x capture-ecran.desktop.



fig. 6 – lanceur de capture d’écran et sa QuickList, implémentée par le code 1

[Desktop Entry]
Type=Application
Name=Capture d'écran
Comment=Prend une capture d'écran (screenshot)
Keywords=Capture;Ecran;Screenshot;Screen
Exec=gnome-screenshot --interactive
Terminal=false
Icon=/usr/share/icons/gnome/48x48/devices/camera.png
Actions=Ecran;Fenetre;Zone;

[Desktop Action Ecran]
Name=Capture de l'écran entier
Exec=gnome-screenshot

[Desktop Action Fenetre]
Name=Capture de la fenêtre courante
Exec=gnome-screenshot -w

[Desktop Action Zone]
Name=Capture de la zone sélectionnée
Exec=gnome-screenshot -a

code 1

Le Dash et ses lenses

Le Dash (tableau de bord  [12]) est un élément original et central de Unity. Sans qu’il soit nécessaire d’empoigner la souris, il permet de trouver facilement et ouvrir les applications, dossiers, documents et tout type de fichiers. Il remplace notamment les menus Applications et System de GNOME 2.
Pour faire apparaître le Dash (fig. 7), on presse sur la touche <super> ou l’on clique sur l’icône Dash Home (bouton supérieur du Launcher au logo Ubuntu).
La fenêtre qui s’ouvre offre différents onglets appelés lenses (lentilles de recherche ou loupes) dans lesquelles on distingue plusieurs zones :

  1. la barre dite de recherche globale,
  2. la zone centrale d’icônes, regroupées par catégories,
  3. une barre inférieure permettant de changer de Lens,
  4. selon le type de Lens, on peut encore déplier à droite une zone de filtres.



fig. 7 – Dash (ici le Dash Applications)

Pour ouvrir une application, un document ou un dossier affiché dans le Dash, soit on simple-clique sur son icône, soit on la sélectionne avec les touches fléchées du clavier puis l’on presse . On peut aussi directement ouvrir le premier élément de la première ligne en pressant directement . Après ouverture du document/dossier/application, le Dash se referme automatiquement. Si l’on n’a rien lancé, on peut refermer le Dash en frappant à nouveau <super>.
Pour rechercher une application, un document ou dossier à l’aide du Dash, on saisit au clavier, dans le champ de recherche 1, quelques caractères le caractérisant (partie de son nom ou mots-clés). Le résultat de la recherche s’affiche dynamiquement dans la zone principale 2 au fur et à mesure de la saisie, et l’on peut développer ces listes de résultats en cliquant sur les liens See xx more results.
Les différentes lenses, par leur layout spécifique (catégories de filtres disponibles 4), permettent de focaliser la recherche sur certaines catégories d’objets. Les lenses installées par défaut sont les suivantes 3 :

  • Home (<super>) : c’est la lentille par défaut, présentant sur une première ligne les applications récemment utilisées, et sur une seconde ligne les documents ou dossiers récemment ouverts ; elle ne dispose pas de zone de filtrage.
  • Files/Folders (<super-F>) : présente les documents récemment ouverts et les dossiers favoris. Les critères de filtrage sont : date de modification, type et taille du document.
  • Applications (<super-A>) : affiche les applications récemment utilisées, les applications installées (liste correspondant à l’ancien menu Applications de GNOME 2), ainsi que des suggestions d’applications installables depuis l’Ubuntu Software Center. Les critères de filtrage sont : domaine de l’application (activez System pour obtenir la liste de ce qui correspondait au menu System de GNOME 2), statut installé ou disponible via Ubuntu Software Center.
  • Music (<super-M>) : énumère les morceaux stockés sur votre ordinateur ou disponibles à l’achat sur Ubuntu One. Les critères de filtrage sont : année, genre de musique.
  • Video (<super-V>) : indique les vidéos stockées sur votre ordinateur ou accessibles via Internet. Les critères de filtrage sont : local à l’ordinateur, accessible via plate-forme de streaming.

De nombreuses autres lenses sont disponibles [13], quelques-unes sur les dépôts officiels Ubuntu (paquets généralement nommés unity-lens-*), d’autres sur des dépôts alternatifs (PPA, Personal Package Archives). Énumérons-en quelques-unes : Photos (locales, Flickr, Facebook), Traduction, News (actualités), Wikipedia, Gwibber (réseaux sociaux), AskUbuntu, GitHub... Après installation de nouvelles lenses, il est nécessaire de redémarrer votre session pour qu’elles apparaissent (ou passer la commande unity —replace).

Une fonctionnalité controversée est apparue sous Ubuntu 12.10 : les résultats de recherche dans le Dash sont complétés par des liens vers des articles de Amazon.com. Pour désactiver cela, vous pouvez désinstaller le paquet unity-lens-shopping   [14]. Il existe aussi, sous System Settings>Privacy (Paramètres Systèmes>Vie privée), un réglage When searching in the Dash, include online search results, mais mettre celui-ci à OFF désactiverait la recherche en-ligne dans tous les lenses !


tableau 2 – l’ensemble des raccourcis clavier/souris en relation avec le Dash

Les Workspaces

Depuis de très nombreuses années, les environnements de bureau Linux ont mis en avant la fonctionnalité de bureaux virtuels (workspaces). Chaque bureau virtuel (quatre par défaut) peut contenir son lot de fenêtres ouvertes ou réduites.
Les workspaces valent la peine d’être exploités ! L’avantage pour l’utilisateur est de désencombrer son bureau pour n’avoir à portée des yeux que ce qui est nécessaire pour le travail en cours. Par exemple, sur un bureau virtuel la rédaction d’un document avec le traitement de texte et les autres applications directement utiles à ce travail. Sur un second bureau virtuel, les outils de communication (messagerie, chat, Web...). Un troisième pour les outils graphiques utilisés pour retoucher les figures, le quatrième laissé volontairement vide pour y basculer en cas de besoin lorsqu’un collègue appelle... Avec les bureaux virtuels, il est ainsi possible de passer d’un contexte à un autre sans devoir réorganiser les fenêtres nécessaires et réduire les autres.
Les bureaux virtuels sont disposés sur une matrice de 2x2. Il est possible de se déplacer d’un bureau virtuel à un autre grâce à l’icône Workspace Switcher du Launcher ou le raccourci <super-S> (fig. 8). Lorsque les bureaux sont ainsi affichés côte à côte, il est même possible de déplacer une fenêtre d’un workspace à un autre avec un glisser-déposer. Pour changer de bureau, on peut aussi utiliser (fig. 9) et, si l’on souhaite emporter la fenêtre courante sur l’autre bureau virtuel, il suffit d’ajouter la touche <maj>.


fig. 8 – changement de workspace avec <super-S>


fig. 9 – changement de workspace avec


tableau 3 – ensemble des raccourcis clavier/souris en relation avec les workspaces

Unity officialise une fonctionnalité qui existait sous Compiz ainsi que sur d’autres systèmes d’exploitation : la semi-maximisation des fenêtres, c’est-à-dire leur agrandissement de façon à ce qu’elles occupent exactement un demi-écran (pour placer par exemple deux applications côte à côte). Pour cela les bordures de l’écran sont devenues sensibles : lorsque l’on déplace une fenêtre et que le pointeur de la souris atteint le bord gauche ou droit, la fenêtre est semi-maximisée dans la moitié gauche ou droite de l’écran. De plus, lorsque le pointeur atteint le bord supérieur de l’écran, la fenêtre est entièrement maximisée (occupe tout l’écran).


tableau 4 – ensemble des raccourcis clavier/souris de manipulation des fenêtres

De même il existe des raccourcis clavier/souris fort utiles, présentés dans le tableau 5, permettant de basculer d’une fenêtre à une autre. Avec <alt-tab>, la figure 10 illustre ce qui se passe lorsque l’on sélectionne une application ayant une seule fenêtre ouverte, et la figure 11 si elle en a plusieurs.


fig. 10 – permutation entre les différentes applications ouvertes

fig. 11 – permutation entre les différentes fenêtres d’une application ouverte



tableau 5 – raccourcis clavier/souris de basculement entre fenêtres

Le Global Menu

Unity introduit le concept de Global Menu familier aux usagers MacOSX, c’est-à-dire le fait de déporter le menu des applications dans la partie de gauche de la barre supérieure de l’écran (la partie de droite étant réservée aux Indicateurs). Cette évolution est pensée en faveur des petits écrans afin d’économiser un maximum d’espace utilisable dans les fenêtres applicatives. Les applications doivent cependant être adaptées en conséquence, ce qui s’effectue progressivement. C’est ainsi que LibreOffice 3.5 sous Ubuntu 12.04 utilise encore des menus traditionnels, alors que LibreOffice 3.6 sous Ubuntu 12.10 est passé au Global Menu.
Le Global Menu n’apparaît que lorsque le curseur survole la partie de gauche de la barre supérieure ou lorsque l’on maintient pressée la touche . Sinon le Global Menu n’affiche que le nom de l’application qui est au premier plan.
Si vous recherchez le menu Places de GNOME 2, il s’agit de la combinaison des deux menus Go et Bookmarks de l’explorateur de fichiers Nautilus. Notez que lorsque le focus est sur le Desktop, le menu Bookmarks n’apparaît pas.

Le Head-Up Display (HUD)

Le HUD, apparu depuis Ubuntu 12.04, est un nouveau pari de Canonical qui veut revisiter l’utilisation des menus. Quel utilisateur ne s’est jamais perdu dans les menus d’une application à la recherche d’une fonction  ? Les préférences, par exemple : sont-elles dans les menus Édition ou Outils  ? Le HUD propose de faire la recherche à la place l’utilisateur en appliquant la méthode de recherche du Dash aux menus d’applications.
À titre d’exemple, lançons l’éditeur Gedit et recherchons ses Préférences. Pour cela pressons <alt> (pour lancer le HUD) puis entrons pre (le début de preferences). Il nous est proposé plusieurs articles de menu dont le premier est celui recherché (fig. 12). Il suffit donc de presser pour l’activer et accéder ainsi aux préférences. Pour activer les autres entrées affichées, on peut utiliser la souris, ou les touches fléchées du clavier suivies de <enter>.


fig. 12 – recherche de commande à l’aide du HUD

À ce jour, il reste un gros bémol au HUD : autant celui-ci accélère l’accès aux fonctions pour l’utilisateur qui sait ce qu’il cherche, autant il ne répond pas aux besoins de l’utilisateur qui ne connaît pas les fonctions du logiciel et qui souhaiterait parcourir les menus de façon libre. C’est pour cette raison que les menus « à l’ancienne » ont été conservés et existeront probablement longtemps, accessibles dans la zone Global Menu  [15].
Il faut finalement noter que le HUD s’accoutume à votre façon de travailler et priorise les commandes que vous utilisez le plus souvent. Il ne fonctionne cependant que pour les applications implémentant le Global Menu.


tableau 6 – ensemble des raccourcis clavier/souris en relation avec le Head-Up Display et les menus

Les indicateurs

Il existe plusieurs éléments relatifs à la session utilisateur courante qui sont globaux, par exemple les paramètres liés au son, la connexion réseau, l’heure... Les indicators (indicateurs), placés à droite de la barre supérieure de l’écran, permettent de rendre accessibles ces informations depuis n’importe quel contexte. Ils peuvent être relatifs au système (comme le son, réseau, bluetooth, impression, date/heure, batterie du portable) ou applicatifs (tel celui concernant la messagerie, l’internet social, le chat). Les indicateurs présentent visuellement un état (sous forme de texte, icône ou couleur) et permettent potentiellement d’agir sur celui-ci par un menu déroulant. À titre d’exemple :

  • l’indicateur son permet de connaître approximativement le volume (mute, 1/3, 2/3, 3/3). Il permet aussi d’agir sur celui-ci et, petit supplément très agréable, d’interagir avec le lecteur de musique (fig. 13). Lorsque le curseur survole l’indicateur, il est même possible de changer le volume avec la roulette de la souris ;
  • l’indicateur réseau permet de connaître le type de connexion (filaire, WiFi, WiFi en cours de négociation) ainsi que la force du signal WiFi (fig. 14). De plus, il permet de basculer d’une configuration réseau à une autre (dans la figure on voit une configuration maison Home et une professionnelle Office), de se connecter par VPN (avec le client OpenConnect, compatible Cisco AnyConnect).


fig. 13 – l’indicateur Son


fig. 14 – indicateur Réseau


fig. 15 – indicateur System Load

Certaines applications profitent bien de la fonctionnalité d’indicateur, par exemple :

  • le client de connexion bureau à distance Remmina (RDP, VNC, SSH, SFTP), dont l’indicateur affiche sous forme de menu les connexions qui ont été définies ;
  • le service DropBox, dont l’indicateur permet à l’utilisateur de connaître en tout temps l’état de synchronisation de ses dossiers dans le cloud et d’interagir avec ce service.

En cherchant les applications packagées nommées *-indicator-*, vous pourrez découvrir quelques indicateurs de plus. Notons en particulier :

  • l’indicateur System Load (package indicator-multiload  [16]) qui permet d’afficher en temps réel la charge CPU/mémoire/réseau/disque de votre système (fig. 15) ;
  • un indicateur affichant la météo locale (package indicator-weather) ;
  • le ClassicMenu Indicator [17] qui, dans une phase de transition si vous êtes un peu perdu avec cette nouvelle interface Unity, vous fournit un menu classique (de type GNOME 2) d’accès aux applications et réglages.

Personnalisation de Unity au moyen d’outils spécifiques

Nous présentons ici brièvement trois outils qui vous permettent de personnaliser plus finement Unity, si tel est votre souhait. Si vous n’êtes pas satisfait du résultat et désirez restaurer le profile Unity/Compiz par défaut, vous pourrez passer la commande unity —reset. Pour ne restaurer que les icônes du Launcher, vous pouvez utiliser la commande unity —reset-icons.

MyUnity

MyUnity est un outil tierce partie (i.e. non officiellement développé dans le cadre du projet Unity) permettant, sous une interface graphique simple et claire, de modifier certains réglages Unity non accessibles de façon standard depuis les outils System Settings. Vous pouvez l’installer depuis l’Ubuntu Software Center ou avec votre gestionnaire de paquetages (paquet myunity). Il apparaîtra ensuite parmi les autres outils de System Settings. La figure 16 présente, parmi les six onglets de réglages proposés par MyUnity, deux de ces onglets :

  • Launcher : voyez notamment la propriété Show devices permettant d’indiquer si l’on veut voir ou non, dans le Launcher, les devices montés ;
  • Desktop : voyez le réglage Active show desktop icon permettant d’ajouter dans le Launcher le bouton permettant de masquer toutes les fenêtres pour révéler le bureau ; et les deux réglages H-Desktop et V-Desktop permettant de changer le nombre de Workspaces.




fig. 16 – outil de configuration MyUnity (ici ses onglets Launcher et Desktop)

Unsettings

Unsettings est une alternative à MyUnity (également non officielle) offrant un peu plus de réglages et permettant de les sauvegarder et recharger. Dans ce cas l’installation s’effectue via un dépôt alternatif (PPA) avec les commandes :

sudo add-apt-repository ppa:diesch/testing
sudo apt-get update
sudo apt-get install unsettings




fig. 17 – outil de configuration Unsettings (ici ses onglets Launcher et Desktop)

CompizConfig Settings Manager (CCSM)

Comme déjà mentionné, Unity s’appuie sur le window manager composite Compiz dont les possibilités, en terme d’effets visuels notamment, vont largement au-delà de ce qu’offrent les environnements de bureau Windows et MacOSX. Peu de ces effets sont par défaut activés dans Unity. Mais si cela vous tente, vous pouvez installer le CompizConfig Settings Manager (package compizconfig-settings-manager) et mettre en oeuvre d’autres effets. Il s’agit d’un outil de configuration graphique (fig. 18) qui permet de paramétrer très finement les plugins Compiz de base déjà embarqués et utilisés par Unity (package compiz-plugins-default) et d’activer et régler des plugins supplémentaires (packages compiz-plugins-main et compiz-plugins-extra).


fig. 18 – quelques-un des plugins de CompizConfig Settings Manager

ATTENTION cependant : il n’est pas évident pour un novice de comprendre la signification et la portée des innombrables réglages offerts par cet outil. Le comportement de votre bureau peut alors complètement diverger par rapport au comportement Unity standard. De plus certains plugins ne sont pas 100% homologués sous Unity et peuvent rendre votre bureau instable. Vous voilà donc averti !

Remarques plus générales sur Ubuntu

Autres nouveautés de Ubuntu depuis la dernière LTS (10.04 Lucid Lynx)

Outre le fait que chaque nouvelle version d’Ubuntu intègre les dernières versions de chaque logiciel, voici quelques changements importants quant aux applications utilisées par défaut :

  • Ubuntu 10.10 (Maverick Meerkat) : Shotwell remplace F-Spot comme application de gestion de collection de photos,
  • Ubuntu 11.04 (Natty Narwhal) : LibreOffice remplace OpenOffice.Org, Remmina remplace TSClient pour la connexion de bureau à distance, Banshee remplace Rhythmbox en tant que lecteur de musique,
  • Ubuntu 11.10 (Oneiric Ocelot) : Thunderbird remplace Evolution comme client mail par défaut, arrivée de Déjà Dup comme application de backup, Synaptic n’est plus installé par défaut,
  • Ubuntu 12.04 LTS (Precise Pangolin) : Rhythmbox reprend la place de Banshee en tant que lecteur de musique,
  • Ubuntu 12.10 (Quantal Quetzal) : l’image ISO du média d’installation dépasse 700 MB et doit être gravée sur un DVD.

Plus spécifiquement sur les 2 dernières versions 12.04 et 12.10, un gros effort a été fait pour quitter le paradigme de la machine isolée et intégrer au mieux le cloud.

Dans ce sens, on trouve Ubuntu One, service cloud de Canonical, qui offre des fonctionnalités de stockage en ligne et de synchronisation des données entre autant de machines que l’on souhaite (Ubuntu, Windows, MacOSX, Android, iOS) par une copie des données dans le cloud. Le compte Ubuntu One est gratuit avec un quota de base de 5 GB. Pour davantage d’espace, le montant se situe actuellement à 30$/an par extension de 20GB. Ubuntu One offre en plus deux volets : l’un servant à synchroniser les contacts (encore en cours de développement) et un second pour la musique (achat d’albums/titres). La musique ainsi achetée est disponible sur tous les périphériques synchronisés avec Ubuntu One.
Autre nouveauté, la gestion unifiée des comptes en ligne, parmi lesquels on compte aujourd’hui : Twitter, Facebook, Google, AIM, Windows Live, identi.ca, Yahoo !, Flickr et Jabber. Pour chacun, les fonctionnalités du service en ligne sont mises à disposition au travers de passerelles intégrées aux applications (comme l’envoi de photos à partir de Shotwell vers les services comme Google Picasa ou Flickr).
Une dernière nouveauté dans ce domaine est l’intégration de services Web comme s’ils étaient accessibles via une application locale. C’est une fonctionnalité encore neuve et qu’une petite liste de services Web sont capables d’utiliser actuellement  [18]. La figure 19 montre la fenêtre de dialogue relative à l’intégration de GMail.


fig. 19 – intégration Gmail comme WebApp Ubuntu

Quelques astuces Ubuntu pour terminer

Si vous désirez disposer de langues supplémentaires au niveau de l’interface utilisateur Ubuntu et pour les principales applications, allez sous System Settings>Language Support, puis dans l’onglet Languages cliquez sur le bouton [Install/Remove Languages] et cochez la(les) langue(s) désirée(s). Si vous êtes appelés à ouvrir des documents provenant du monde Windows, il peut être utile de disposer des fontes TrueType de base Windows (Andale Mono, Arial, Arial Black, Comic Sans MS, Courier New, Georgia, Impact, Times New Roman, Trebuchet, Verdana, Webdings). Installez à cet effet le package ttf-mscorefonts-installer.
Le tableau 7 présente quelques raccourcis clavier/souris généraux utiles. Sachez que la plupart des raccourcis sont définis (et pourraient être modifiés) dans System Settings>Keyboard, puis l’onglet Shortcuts.



tableau 7 – raccourcis clavier/souris plus généraux

S’agissant de l’explorateur de fichiers Nautilus, quelques boutons ont disparu de la barre d’icônes depuis Ubuntu 11.10. À moins d’utiliser les menus, il peut être utile de connaître certains raccourcis présentés dans le tableau 8. N’oubliez pas non plus d’explorer les préférences de Nautilus (Edit>Preferences).


tableau 8 – raccourcis clavier/souris en relation avec l’explorateur de fichier Nautilus

Pour une utilisation plus efficace du trackpad sur un laptop, voyez sous System Settings>Mouse and Touchpad, puis dans l’onglet Touchpad les réglages Enable mouse clicks with touchpad et Scrolling (Edge/2-finger scrolling, et Enable horizontal scrolling).
Finalement, le tableau 9 indique les raccourcis utiles pour effectuer des copies d’écran. Pour davantage de possibilités, vous pouvez aussi lancer l’application gnome-screenshot en frappant Screenshot dans le Dash.


tableau 9 – raccourcis clavier pour effectuer des copies d’écran

Et si vous désirez personnaliser (tweaker) encore davantage votre environnement de travail Ubuntu, vous pouvez notamment utiliser :

  • Dconf Editor (package dconf-tools, fig. 20)


    fig. 20 – Dconf Editor
  • Ubuntu Tweak (outil de configuration Ubuntu non officiel, fig. 21) : à installer depuis un dépôt alternatif (PPA) avec les commandes suivantes (il apparaîtra alors dans System Settings) :
sudo add-apt-repository ppa:tualatrix/ppa
sudo apt-get update
sudo apt-get install ubuntu-tweak


fig. 21 – outil de configuration Ubuntu Tweak (ici onglet Tweaks)

Conclusion

Unity est la démonstration d’un pari, parmi de nombreux autres, de revisiter l’ergonomie d’utilisation du poste de travail. Comme toutes les autres tentatives de ce genre (passées et actuelles), celle-ci a généré son lot de levées de boucliers, trolls et forks. À croire que l’utilisateur moyen n’aime pas le changement !?! Ce que nous avons souhaité, à travers cet article, c’était de vous présenter les éléments essentiels pour saisir le fonctionnement d’Unity dans sa globalité et, pourquoi pas, vous donner l’envie d’y mettre les doigts et vous l’approprier ...

Quelques références


 
  Article du FI-EPFL 2012 sous licence CC BY-SA 3.0 / J.-D. Bonjour & S. Bancal

[1] Le choix d’un environnement de bureau est une question très personnelle et subjective.

[2] Rappelons qu’une nouvelle version d’Ubuntu sort tous les 6 mois, et que le numéro de version correspond à l’année pour le premier nombre, et le mois pour le second (ex : Ubuntu 12.04 est sorti en avril 2012). Ces versions sont supportées durant 18 mois (mises à jour de sécurité), sauf les versions de printemps des années paires qui sont supportées 5 ans et nommées LTS (Long Term Support).

[3] Pour un historique des différentes versions d’Ubuntu, voir.

[4] Il reste cependant possible d’installer spécifiquement le gestionnaire de bureau de GNOME (dénommé GNOME Shell) sous Ubuntu.

[5] Les plus importantes sont reconnues par Canonical mais supportées par la communauté, donc non officielles.

[6] En installant ceux-ci sur la même machine, il est alors possible de changer d’environnement lors du logon.

[7] Pour une liste des applications GNOME, voir par exemple

[8] Autres conséquences de l’explosion du marché des équipements mobiles à interface tactile : convergence des différentes versions Windows pour PC, tablette et smartphone avec Windows 8 ; influence du système iOS (iPhone, iPad) sur MacOSX ; évolution de l’interface KDE de la version 3 à 4 ; nouveaux systèmes d’exploitation orientés cloud, tel celui développé par Mozilla (Firefox OS, ex Boot 2 Gecko), ceux de Google (Android et Chrome OS), ...

[9] Vous pouvez vérifier les capacités graphiques de votre machine avec la commande /usr/lib/nux/unity_support_test -p . Sur les machines tournant Unity 2D, la commande ps -ef | grep unity indique en outre cela explicitement (processus nommés unity-2d-shell et unity-2d-panel).

[10] Tout comme l’a été l’évolution vers KDE 4 il y a 3 ans, ou l’arrivée de Windows 8 actuellement.

[11] Ou la glisser sur le bureau si l’on désire créer des raccourcis d’application sur le bureau

[12] À ne pas confondre avec ce que d’autres systèmes d’exploitation appellent le Tableau de bord ou Panneau de configuration servant à paramétrer le système, et qui sous Ubuntu s’appelle System Settings (paramètres système).

[13] Voyez par exemple les listes ou encore.

[14] Commande : sudo apt-get remove unity-lens-shopping.

[15] Notez qu’il est toujours possible d’utiliser, comme par le passé, les menus des applications à l’aide de raccourcis clavier en frappant conjointement la touche <alt-tab> et la lettre soulignée du libellé du menu, puis la lettre soulignée de l’article de menus désiré ...

[16] Après installation avec sudo apt-get install indicator-multiload, lancez-le depuis le Dash en entrant System Load, puis dépliez le menu de cet indicateur, allez dans les Préférences et activez l’option Autostart.

[17] Voir classicmenu-indicator et à installer via un dépôt alternatif (PPA) avec les commandes :

        sudo add-apt-repository ppa:diesch/testing
        sudo apt-get update
        sudo apt-get install classicmenu-indicator

puis ouvrir ClassicMenu depuis le Dash.

[18] Pour en savoir plus



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