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La musique adoucit les moeurs




Jacques VIRCHAUX


L’EPFL possède un réseau ultra-rapide connecté à Internet et des ordinateurs extrêmement bien équipés dont les performances sont excellentes. La plupart du temps, cet environnement permet d’accomplir des tâches en relation directe avec son travail, parfois pour un usage privé ne nuisant pas à l’image de l’école et sans incidence financière.

Depuis l’avènement de Napster, les possibilités de télécharger des morceaux de musique MP3 et de s’en faire des CD-ROM pour son propre usage ont déjà tenté plus d’un. Dans la lignée des Gnutella, BearShare, LimeWire et autres logiciels permettant de faire des téléchargements « gratuitement », c’est le protocole P2P (Peer to Peer) qui est utilisé. Le fonctionnement de ces outils permet d’être simultanément client et serveur de tout un réseau utilisant le même logiciel. Maintenant, avec les DVD, les films deviennent aussi une cible intéressante pour court-circuiter les activités commerciales qui leurs sont liées.

Hélas, sur certains ordinateurs de l’EPFL, les volumes téléchargés ­et servis à d’autres aussi­ sont parfois extrêmement importants et lorsqu’ils transitent par la ligne transatlantique coûtent de l’argent (trafic que l’EPFL paie à SWITCH en sus du forfait). Rien que pour le mois de septembre, plus de 90 Gbytes de protocole P2P a été téléchargé sur des ordinateurs de l’école dont 80% en provenance d’outre-atlantique. Les cas d’abus manifestes avec certains logiciels restant actifs pendant plusieurs jours ont été détectés grâce à l’outil MATHE/MATUS et les responsables de ces machines informés. Pour l’instant, aucune mesure administrative ou judiciaire n’a été prise à l’encontre des personnes ayant provoqué ces abus...

Un regard rapide sur les données de MATUS nous montre qu’en octobre 2001 968 Gbytes ont traversé l’Atlantique pour entrer à l’EPFL (presque le double par rapport à octobre 2000) et dont 510 Gbytes sont liés aux protocoles P2P et tcp-other (où l’on retrouve tout ce qui n’est pas parfaitement identifié). Bien sûr, cette augmentation de trafic n’est pas due au seul phénomène MP3. Certains téléchargements de logiciels depuis des sites aux USA pourraient très souvent être faits depuis un site suisse (EPFL, SWITCH, ...). En outre, pour éviter encore des surprises sur un serveur mal configuré qui peut faire sauter les compteurs en l’espace d’un week-end, n’oubliez pas de rester derrière l’écran protecteur de DIODE !.

Le fait d’utiliser le lecteur de CD-ROM de l’ordinateur pour écouter sa musique favorite au travail n’est pas répréhensible, adoucit parfois les moeurs et correspond parfaitement à l’esprit des directives d’utilisation des moyens informatiques de l’EPFL.



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