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VMWorld Copenhagen


« IT as a service », ces quelques mots résument bien l’ambiance de la conférence VMWorld [1] organisée une fois par an en Europe par VMWare. Elle a lieu sur quatre jours, le premier étant réservé aux partners, les trois suivants au grand public. En voici un rapide compte rendu.



« IT as a service », those few words summed up the mood of the VMWorld conference [1] held once a year in Europe by VMWare. Held over four days, the first being reserved for partners for the following three general public. Here’s a quick summary.


Fabien FIGUERAS

Eric KREJCI


Les conférences

Chaque jour, il y a une General Session, grande messe ouverte à tous les 7’000 participants (19’000 aux US en septembre), pendant laquelle aucun autre événement n’a lieu pour garantir une audience maximale [2]. Ensuite, il y a 279 sessions d’une heure avec inscription obligatoire à l’avance pour éviter les salles trop pleines et les participants qui restent à la porte. La majorité des sessions sont les Breakout Sessions qui sont des présentations avec questions/réponses à la fin, classées selon trois niveaux techniques Business Solution, Technical et Advanced Technical, depuis la présentation commerciale jusqu’au niveau technique très avancé. Il y eut aussi des groupes de discussion, des débats et des tables rondes.

Les Labs

En parallèle des sessions il y a possibilité de faire 26 labs différents d’une durée d’une à deux heures. Deux cent quarante places sont disponibles, ce qui demande environ 2’500 VM en parallèle hébergées dans un cloud aux Pays Bas.
Au total sur les quatre jours, près de 6’000 labs auront été suivis et 60’000 VM approvisionnées !

Solutions Exchange

Sous cet anglicisme se cache la partie du centre de conférence dédiée aux fournisseurs de l’écosystème, plus d’une centaine. La taille des stands varie selon le niveau du sponsoring (Diamond, Platinium, Gold, Silver, Exhibitor...). La majorité des entreprises font partie de l’écosystème et fournissent les briques nécessaires à la virtualisation, au réseau, au stockage et serveurs ou des logiciels complémentaires pour la sécurité ou la sauvegarde. Certains, comme RedHat, proposent leur propre solution de virtualisation et de cloud.

Nos impressions

Il est évident qu’en s’imposant un rythme maximum de huit sessions, un ou deux labs et la General Session tous les jours, il n’est pas possible de suivre l’intégralité des sessions proposées. Nous avons donc suivi les General Session et nous nous sommes réparti le travail pour les sessions et les labs. Il est à noter que l’intégralité des sessions est disponible quelques semaines après la conférence sur le site VMworld (au minimum sous forme de fichier pdf) pour les personnes ayant participé. Ainsi, sous réserve d’avoir suffisamment de temps, il est possible de les voir dans leur intégralité.

Pour le présent

VMWare s’appuie sur vSphere 5, la dernière version de l’hyperviseur de VMWare qui maintenant est seulement déclinée dans la version ESXi, un micro système installable sur le disque dur ou sur une clef usb, les ensembles de serveurs sont gérés par vCenter. C’est le tronc de l’arbre qui se divise en deux branches, la branche serveurs et la branche station de travail.

La branche serveurs

Elle possède en plus de l’outil de gestion vCenter des outils de déploiement de centres de données virtuels (vDC) gérés par vCloudDirector. Chaque vDC peut appartenir à une entité de l’entreprise, voire à une entreprise différente, les outils de gestion de facturation sont, bien sûr, présents.
Les ressources serveurs hébergées dans un vDC interne à l’entreprise sont dites privées ; si les ressources sont hébergées dans un vDC à l’extérieur elles sont dites publiques. Les vDC publics et privés peuvent être interconnectés entre eux par un vCloud connector pour former un nuage que l’on appelle un hybrid cloud.
Actuellement, les problèmes induits par l’interconnexion et les déplacements de machines de l’intérieur vers l’extérieur, et réciproquement, sont bien identifiés (changement d’adresse réseau, caractéristiques CPU, gestion des modèles, répartition de la charge...) mais ne sont pas encore tous résolus.
D’un point de vue financier, l’hybrid cloud n’est pas encore un modèle attrayant, au moins pour les grosses entreprises. Un exemple : le PDG de Ducati, le fabricant de motos italiennes, invité à expliquer comment son entreprise avait virtualisé tous ses serveurs a été interrogé sur la possibilité d’externaliser ses machines virtuelles. Il a simplement répondu que l’étude des coûts avait montré que ce serait plus cher que de garder ses machines en interne.

La branche stations de travail

View dans la terminologie commerciale VMWare, possède sa vie propre, bien évidemment les machines virtuelles fonctionnent sur des serveurs ESXi gérés par vCenter auxquels s’ajoutent les couches propres à la gestion des stations de travail (DHCP, AD, connexion server...). Actuellement View est optimisé pour les systèmes d’exploitation Microsoft et il n’y a pas de possibilité d’utiliser les vDC pour héberger ces machines virtuelles.
Pour ouvrir à encore plus d’applications les possibilités d’utiliser des machines virtuelles, VMWare travaille main dans la main avec Nvidia. L’objectif est de permettre aux machines virtuelles d’utiliser des cartes graphiques qui seraient installées dans les serveurs. Dès que la fonctionnalité sera disponible, nous nous empresserons d’installer le kit de développement CUDA sur une machine virtuelle pour voir si on peut l’utiliser pour profiter de la puissance de calcul des GPU !

Pour le futur

La stratégie est clairement totalement tournée vers l’utilisateur. Il doit pouvoir accéder à un catalogue d’applications d’entreprise optimisées pour tous les types de terminaux (PC, Tablette, Smart phone...) en tout temps et en tout lieu.
Pour cela, les développeurs doivent pouvoir utiliser des environnements de développement (frameworks) modernes qui savent produire directement les applications pour ces terminaux sans aucune reprogrammation (lors de la General Session du CEO de VMWare des noms ont été cités : Spring, Ruby, Scala...).

La prochaine conférence aura lieu du 16 au 18 octobre 2012 à Barcelone.

Références



Glossaire

AD (Active Directory) :
mise en oeuvre par Microsoft des services d’annuaire LDAP pour les systèmes d’exploitation Windows.
Connexion server :
View Connection Server agit comme un broker pour les connexions client en authentifiant et en dirigeant les demandes entrantes d’utilisateur vers le poste de travail View approprié.
DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) :
protocole réseau dont le rôle est d’assurer la configuration automatique des paramètres IP d’une station, notamment en lui affectant automatiquement une adresse IP et un masque de sous-réseau. DHCP peut aussi configurer l’adresse de la passerelle par défaut, des serveurs de noms DNS et des serveurs de noms NBNS (connus sous le nom de serveurs WINS sur les réseaux de la société Microsoft).
Hyperviseur :
plate-forme de virtualisation qui permet à plusieurs systèmes d’exploitation de travailler sur une même machine physique. W
Nvdia (Active Directory) :
un des plus grands fournisseurs de cartes graphiques, au début pour consoles de jeu, à présent aussi pour le calcul scientifique.

W = tiré de Wikipédia

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