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Analyse et tendances avec Google




Laurent KLING


Introduction

Tel Janus, Internet présente deux faces :

  • la mise à disposition du contenu
  • l’analyse de l’utilisation.

La création de pages Web est particulièrement bien documentée et accessible par de nombreux chemins, du code HTML écrit directement, à la conversion automatique de contenu.
L’analyse du résultat de la visite des pages Web est souvent délaissée faute d’outils réellement efficaces.
La première solution qui vient à l’esprit consiste à analyser le fichier de connexion du serveur Web. Ce travail peut être réalisé par un programme, Webalizer, qui a été décrit en mai 2004. Par exemple, pour le site de la Faculté SB

Un décideur peut rester perplexe devant l’opacité des analyses fournies et leur manque de mise en relation.
Dans un songe, le cahier des charges d’un outil d’analyse devrait pouvoir offrir :

  • le rapport entre nouveaux et anciens lecteurs et leurs nombres respectifs
  • leur provenance
  • leur langue
  • l’analyse du parcours choisi

Et la variation de l’ensemble de ces analyses par rapport à une période précédente.

Google Analytics

Ce rêve réalisé, c’est Google Analytics. Le rachat de la société Urchin par Google a permis dans un premier temps de passer d’un abonnement mensuel de 495 $ à 199 $ pour cet outil. Maintenant, il est gratuit, avec uniquement une limite de 5’000’000 de pages vues par mois !

Google Analytics dans le détail

La seule opération nécessaire après son inscription est d’ajouter un fragment de code écrit en Javascript dans les pages dont on désire observer les fréquentations.

        <script src="http://www.google-analytics.
com/urchin.js" type="text/javascript">
        </script>
        <script type="text/javascript">
        _uacct = "CouCou-1";
        urchinTracker();
        </script>

Ce code contient un identifiant, CouCou-1, lui permettant de distinguer un site d’un autre. Comme premières utilisations, j’ai ajouté ces codes dans trois sites :

  • la Faculté STI.
  • la section SGM.
  • et le site concernant l’informatique pour la Faculté.

Après vérification de la présence de l’identifiant, on peut s’attendre à ce que les données soient analysées !

Une vue synthétique

Par défaut, Google Analytics offre un affichage de la dernière semaine écoulée. La sélection du jour, de la semaine et du mois permet de modifier l’analyse. Le même principe s’applique dans la comparaison entre deux périodes.
Cette vue offre :

  • le nombre de visites et de pages consultées
  • la proportion entre nouveaux et anciens visiteurs
  • la répartition géographique des visites
  • la provenance des visiteurs.

Une vue par objectif

Un objectif dans la vision Google correspond à la proportion d’utilisateurs qui atteignent la cible. Cette définition peut être affinée :

  • une page Web
  • un cheminement de page Web
  • une expression régulière
  • l’analyse d’un commerce électronique

Dans le cas de la Faculté STI, j’essaye de répondre à deux questions :

  • quelle est la proportion de visiteurs qui utilise la version anglaise ?
  • quelle proportion de visiteurs utilise une représentation par nom ou par structure ?

Quatre objectifs ont été choisis pour déterminer le trajet des internautes :

  • les deux pages de garde, française et anglaise.
  • les deux pages d’orientation dans les structures, nominatives et par acronymes.

Les résultats sont instructifs, 1/3 des internautes utilisent la page anglaise, mais après avoir été sur la page française.
Pour s’orienter dans les structures de recherche, la présentation nominative représente 60% des demandes, un résultat pour généraliser cette pratique dans les annuaires des structures de l’EPFL ! Avec la vue marketing, on possède une analyse croisée entre les sources, les objectifs et les mots-clés. On observe la part prépondérante de visites depuis les sites internes de l’EPFL, la faible importance des moteurs de recherche et un nombre non négligeable qui utilise directement l’adresse Web.

Des indicateurs techniques

Les vues précédentes sont une vision synthétique de l’attractivité d’un site Web, il peut être utile d’observer de plus près les paramètres techniques sous-jacents aux choix technologiques. Pour minimiser les variations, une période d’un mois a été choisie dans les analyses suivantes.

Navigateurs utilisés

Internet Explorer représente la majorité des navigateurs, mais plus du tiers des internautes utilisent une autre plate-forme avec une proéminence de Firefox.

Plates-formes utilisées

Les chiffres visualisent la répartition actuelle du marché. Le monde Macintosh pour 6.6% des internautes, Linux n’en représente que la moitié, 3.3%. Cette proportion faible montre que l’utilisation de Linux comme poste de travail bureautique n’est pas encore répandue.

Vitesse de connexion

Si 2/3 des internautes n’ont plus de problèmes de débit, l’optimisation pour la vitesse reste d’actualité pour 1/4 des usagers.

Java activé

La démonstration n’est plus à faire, la quasi-totalité des internautes possède Java, soit 97% !

La version de Flash

Un casse-tête pour les créateurs de site avec la technologie Flash, si 1/3 des internautes utilisent la dernière version, le reste présente une grande biodiversité. Le problème de la compatibilité d’un site réalisé avec Flash se confirme !

La langue utilisée

Un paradoxe est révélé par l’analyse de la langue fournie par le navigateur. Apparemment, une quasi-égalité règne entre l’anglais et le français. L’utilisation des objectifs montre que seul un tiers des usagers se dirige vers la version anglaise. Ainsi, utiliser seulement l’indicateur de la langue du navigateur peut donner des résultats erronés.

La résolution d’écran

La vision en 800 x 600 pixels semble appartenir au passé, elle ne représente plus que 7% des visites. Les résolutions de 1024 x768 et de 1280 x 1024 doivent être le point de départ de la conception de sites Web. Si l’utilisation de résolution élevée reste minoritaire, elle est une part non négligeable du marché. Comme le pape de l’ergonomie Web Jakob Nielsen le préconise, une page à largeur fixe doit être bannie.

Le site d’aide pour l’informatique de la Faculté STI

Utilisation des moteurs de recherche

Le site institutionnel de la Faculté STI n’est que très peu visité par l’utilisation de moteur de recherche. La situation change complètement quand le site est orienté vers l’aide, par exemple l’aide pour les usagers pour l’informatique de la Faculté STI. En effet, plus de la moitié des visites vient depuis Google (contre 5% pour le site STI).
Comme l’ensemble des pages possède l’identifiant Google Analytics, il est intéressant de voir l’utilisation par objectif :

  • G1 français
  • G2 anglais
    La proportion de visiteurs de la version anglaise est actuellement faible, mais la période observée est également brève !
  • G3 NAS
    Une proportion importante d’internautes viennent lire les informations disponibles.
  • G4 Salles PC
    L’affluence des étudiants en octobre s’accompagnera probablement d’une augmentation similaire sur cette partie du site.

Durée de visite des pages

Un autre élément important est la durée de visite d’une page.

Pour un site d’explication, le temps passé à consulter une page est important, 2 min 20 en moyenne, la seule page rapide est l’index qui offre un rôle d’aiguillage.

Un paradoxe réside dans la durée particulièrement rapide de 70% des visites, moins de 10 secondes. L’image mentale générée par le cerveau demande moins d’une seconde, ceci explique la rapidité de la lecture. Il ne faut pas compromettre cette lisibilité par un retard trop long dans l’affichage du contenu. L’optimisation de la vitesse pour un site Web reste d’actualité, même avec l’utilisation de connexion ADSL. Le lecteur intéressé peut parcourir mon article sur le sujet : FI10/05.

Tendance chez Google

Si l’analyse détaillée présente des éclairages nouveaux et permet de confirmer ou d’infirmer ses intuitions, il peut être intéressant d’aborder le rivage d’une vision planétaire qui offre également quelques surprises !
Google Trends compare des mots-clés en fonction de leur demande passée dans le moteur de recherche. L’anglais étant la langue véhiculaire du Web, il est préférable de l’utiliser dans les recherches, par exemple comparer l’air conditionné avec le chauffage.

On observe les pics saisonniers. La base de données des demandes couvre approximativement 2 ans 1/2 et met en relation certains pics avec l’actualité.
On ne peut résister à comparer notre institution avec sa grande soeur de Zurich.

Apparemment, notre institution est plus recherchée...
La demande d’information supplémentaire pour l’EPFL provient de l’extérieur. Comparons-nous avec quelques acteurs américains : epfl, ethz, carnegie mellon, caltech.

Les courageux peuvent rajouter le MIT et Standford : epfl, carnegie mellon, caltech, mit, standford.

Quelques tendances

prénoms Laurent, Claudia, Jonathan, Katharina, Nicolas
Créationniste ou évolutionniste intelligent design, evolution
Console de jeu Wii, ps3, xbox 360
Bien ou mal good, evil - dieu, diable
Securité ou jeu network security, tetris

Conclusion

On peut s’interroger sur le modèle de développement de logiciel classique, à la Microsoft, et leurs cortèges de correction face au modèle actuel d’applications disponibles par l’intermédiaire du Web. Dans le cas de Google, le nombre de services disponibles est saisissant, les internautes intéressés peuvent parcourir deux pages Web : www.google.com/intl/en/options/ et labs.google.com/.
Ces deux nouveaux outils gratuits fournis par Google permettent de mieux comprendre l’attrait du Web, pour un site ou sur un plan plus général. Ainsi, la compréhension du public réel offre un service de meilleure qualité.



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