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LabView 8




Christophe SALZMANN


La nouvelle version de LabVIEW est disponible depuis quelques semaines sur le site de l’EPFL. La liste des nouveautés, plusieurs centaines, est beaucoup trop longue pour tenir sur ces quelques pages. Les personnes intéressées par une liste exhaustive visiteront le site de National Instruments (NI) [1]. Ce site comprend également un nombre considérable de tutoriaux [2] et de présentations [3] interactives consacrés à cette nouvelle version de LabVIEW. La liste de discussion info-labview [4] ainsi que les forums [5] dédiés sont très actifs au sujet de LabVIEW 8.
Les utilisateurs de l’EPFL passeront par distrilog pour accéder aux images disques. Pour les autres, une version de test [6] est disponible sur le site de NI, malheureusement elle n’existe que pour Windows. Il est à noter qu’une partie seulement des toolkits pour LabVIEW ont été mis à jour pour LabVIEW 8. D’autres le seront ultérieurement ou ne seront tout simplement pas mis à jour.La prudence est donc de mise et une sauvegarde complète nécessaire avant de faire le grand saut.
LabVIEW ne serait rien (quoique...) sans la possibilité d’accéder au matériel. L’accès aux cartes d’acquisition et autres interfaces (USB, GPIB, etc.) se fait à l’aide de drivers. DAQmx 8 est la version courante des drivers pour Windows. Les utilisateurs de Linux ont particulièrement été choyés avec une version des drivers DAQmx similaire à la version Windows. Pour les autres, les drivers DAQmx base offrent un large sous-ensemble des fonctions de DAQmx. La version 2.0 de DAQmx base propose une nouvelle fonction de cadencement avec le matériel qui permet d’implémenter facilement une commande temps réel.
Voici un survol, forcement limité, de quelques nouveautés proposées par LabVIEW 8. Un gros effort a été fourni pour faciliter la gestion de projets importants, à commencer par l’intégration de plusieurs nouveaux systèmes de contrôle de version. National Instruments introduit le concept de projet permettant une gestion centralisée des fichiers (VIs, menu, llb, documents textes, etc.) et des spécifications associées à un projet. Le Project Explorer permet de visualiser le contenu des projets se trouvant sur votre machine locale ou sur des machines distantes (fig.1). Il permet par exemple de voir les dépendances entre VIs, de définir les options pour les plates-formes cibles et de générer des applications pour celles-ci.

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fig. 1
LabVIEW 8 Project Explorer

LabVIEW 8 a fait évoluer les llb (fichiers contenant des VIs) en library. Une library est une collection virtuelle de VIs et autres fichiers LabVIEW. Le format XML est utilisé pour décrire le contenu d’une library. Ce nouveau format comporte deux avantages. Premièrement, le nom des VIs est maintenant local à la library ! Il est donc possible d’avoir plusieurs VIs avec le même nom ouvert en même temps, chaque nom de VI étant précédé par le nom de la library (ex. myLib.lvlib :myvi.vi et myLib2.lvlib :myvi.vi). Deuxièmement, il est possible de restreindre l’appel d’un VI se trouvant dans la library, soit uniquement par des VI à l’intérieur de la même library (private), soit depuis tout VI (public).
Un troisième outil permet la création d’XControls, objets graphiques pour la face avant avec des fonctionnalités définies par l’utilisateur. Pour ce faire, l’utilisateur devra définir les composants du XControl, à savoir les données, les états, la face avant et une fonction d’initialisation.
National Instruments a grandement simplifié l’échange de données entre applications avec l’introduction des shared variables. Les versions antérieures à LabVIEW 8 utilisaient des variables locales pour échanger des informations à l’intérieur d’un VI ou des variables globales pour des échanges entre VIs sur une même machine. Le concept a été étendu et il est maintenant possible d’échanger des variables entre machines de manière transparente. L’échange de données entre machines était possible depuis bien longtemps, mais cela demandait un effort soutenu de programmation. L’introduction des shared variables (fig.2) simplifie grandement la programmation qui devient un simple glisser-déposer. Une fois la nouvelle shared variable créée, elle est disponible soit localement (single process) soit globalement (network published). Une troisième option (time triggered) permet de remplacer les queues temps-réel (RT-fiFO) employées lors d’échanges avec les modules RT. De la même manière que pour les transmissions via datasocket, l’utilisation des shared variables requiert une application serveur (engine) qui ne fonctionne que sur Windows !

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fig. 2
Echange par variable locale

Plusieurs objets graphiques existants ont été améliorés, notamment les graphs. Par exemple, il est maintenant possible de mixer plusieurs types de données dans le même graph (fig. 3a).

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fig. 3a
Mixed graphs

Il est également possible d’annoter des graphs à l’aide de curseurs programmables (fig. 3b).

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fig. 3b
Graphs avec annotations

De même, ces graphs possèdent maintenant 3 niveaux de calques (arrière, milieu, avant) dans lequel l’utilisateur peut placer une image (picture) fixe ou programmée (fig. 3c).

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fig. 3c
Graphs avec calques

Les nouvelles palettes pour la gestion des fonctions et des objets graphiques sont facilement personnalisables et permettent de disposer de plusieurs sous-palettes actives en même temps (fig. 4).

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fig. 4
Les nouvelles palettes Controls et Fonctions

En explorant le contenu des sous-palettes, vous découvrirez les nouveaux objets graphiques tels que splitters ou matrix. La palette des fonctions a également été enrichie de manière considérable, à commencer par les fonctions mathématiques et d’analyse.
Il est possible de commenter une partie du code se trouvant dans le diagramme (diagram disable structure) ou d’exécuter du code en fonction de la cible (conditional disable structure) choisie (fig. 5). Dans le cas où le code est commenté, il ne sera pas chargé en mémoire contrairement au comportement des cases structures. Si votre code est commenté à l’aide de cases structures connectées à une constante, LabVIEW 8 modifiera votre code lors de l’importation d’un VI provenant d’une version antérieure.

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fig. 5
Conditional et Diagram disable structures

Le bref survol de LabVIEW 8 se termine ici. Une visite plus en profondeur est conseillée sur le site de National Instruments qui contient une foule d’informations, de forums, de tutoriaux et de présentations interactives. N’oubliez pas de vérifier que les toolboxes que vous utilisez sont disponibles sous LabVIEW 8 ! Dans le cas contraire, faites savoir à National Instruments que vous avez besoin de ces outils. Le retour à une version antérieure de LabVIEW pouvant se révéler assez pénible, il est fortement conseillé de faire une sauvegarde des VIs avec les diagrammes et sans protection par mot de passe !

[1] http://www.ni.com/pdf/manuals/371780a.pdf

[2] http://www.ni.com/events/tutorials/campus.htm

[3] http://sine.ni.com/apps/we/nievn.ni?action=display_weod_main

[4] http://www.info-labview.org/

[5] http://forums.lavausergroup.org/index.php?showforum=60

[6] http://www.ni.com/trylabview



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